Cette année 2018 j’ai sauté le pas et j’ai (enfin) couru mon premier marathon à Paris le 8 avril 2018 (j’en parlais ici). Petit retour sur cette aventure pleine d’efforts, de soleil et de bonheur.

 

Pourquoi courir un marathon ?

Au-delà du fait que beaucoup de monde se dit “il faut quand même que je fasse un marathon une fois dans ma vie” je voulais vraiment réussir à le faire. C’est le défi sportif abordable pour tout le monde mais qui demande quand même de se surpasser. Personnellement je n’ai jamais été un grand sportif, j’en parle dans mon article précédent. J’étais plus rond et je me mettais à marcher au bout de 2km. Petit à petit je me suis remis en forme, j’ai pris goût à la course, réussir un marathon était une belle revanche contre moi-même.

 

Avant le marathon = entraînement et un régime stricts ?

Je ne me suis pas fixé d’autre objectif que de passer la ligne d’arrivée. Je n’ai suivi ni entraînement particulier avant la course (hormis courir de temps en temps) ni régime alimentaire strict (sans abuser non plus…). Ce ne sont pas les conseils que je vous donne, au contraire, mais je le précise car je ne cherchais pas de performance particulière, juste réussir, sans me prendre la tête. Pari tenu ! Malgré les nombreuses sorties / bières et le fait que je sois toujours fumeur… (pas bieeeeennnn).

 

Marathon de Paris 2018 : top départ

Nous y voilà, le grand jour est enfin arrivé et malgré les petits doutes c’est que du plaisir d’arriver sur les Champs-Élysées, noir de monde. Ma plus longue distance avant ce marathon de Paris 2018 était de 30km, 5 jours avant, erreur de débutant. Mais ce n’est pas grave, je profite de l’ambiance, je rejoins mon SAS de départ (4h15) et je m’impatiente de commencer à courir. Il fait plein soleil, très chaud et l’ambiance est géniale. J’en profite pour dire bonjour à ma collègue qui rejoint le SAS précédent. Ophélie et Vincent me rejoignent pour m’encourager et récupérer mes dernières affaires, elle stresse plus que moi, tout va pour le mieux.

🏃 C’est parti : le top départ est lancé. Je n’ai le temps de penser à rien, je profite juste de l’ambiance et me faufile entre les coureurs comme je peux. Le soleil est magnifique mais je sais qu’il va rendre la course plus dure. J’essaye de ne pas me faire avoir par la vitesse des autres coureurs et de rester à mon rythme. Les gens nous encouragent, ça motive énormément et c’est que du bonheur. Après 1 premier ravitaillement qui fait du bien, on arrive au bois de Vincennes pour un deuxième à l’entrée. Ce changement de décors fait plaisir et on profite de l’ambiance, des groupes de musiques et des supporters qui viennent nous encourager. Les kilomètres semblent s’enchaîner assez vite, sans difficulté.

A mi-chemin

🏃 25 ème kilomètre : nous sommes sur les quais en plein soleil. Je recroise Ophélie et Vincent qui m’ont loupé à Bastille. Gros coup de boost, Ophélie cri à pleine voix “Tu ne t’arrête pas ! T’as intérêt à courir et ne pas lâcher si tu veux ton japonais à volonté !” et Vincent se met à courir avec moi ! Je me sens bien, plus de la moitié de faite et aucune raison de s’inquiéter.

Marathon Paris 2018 - 25 ème kilomètre

🏃 30 ème kilomètre : pas de mur Dieu merci, mais un petit ralentissement quand même. J’ai déjà dû laisser passer quelques ambulances et de plus en plus de monde marche autours de moi. Je me dis que je dois garder des forces pour les 12km de plus qui me sont encore inconnus. Il fait vraiment de plus en plus chaud, et malgré l’eau à chaque ravitaillement, je suis sec comme un caillou. La vue de la Tour Eiffel un peu plus tôt rebooste, les enfants qui me tapent dans la main aussi, et les gens encouragent les coureurs en criant leur noms, résulat : je ne lâche pas.

🏃 36ème kilomètre : nous arrivons dans les bois de Boulogne, je commence à fatiguer, le salopard de dénivelé un peu plus tôt n’a pas aidé. Mon téléphone me lâche et je ne peux pas mettre de la musique pour me relancer. Vincent et Ophélie ont encore fait le déplacement “Allez Aymeric, t’as fait le plus dur, maintenant c’est que du plaisir”. Si seulement ! Mais on continue, les jambes commencent à être lourdes on ne va pas se mentir. J’ai un peu accéléré mais je sens ma tête qui tourne légèrement. Je préfère ne pas forcer et éviter de faire une connerie juste pour gagner quelques secondes / minutes. C’est un peu la merde mais je sais à ce moment là que je vais franchir la ligne d’arrivée. Je me mets à réfléchir en « temps restant » plutôt qu’en kilomètre. Mauvaise idée. Je me dis vraiment qu’à ce rythme plus de 35 minutes ça va être dur. J’ai commencé à marcher quelques fois, puis recourir, par intervalles. Les gens me poussent, les encouragements sont encore là même si c’est plus calme. Beaucoup de monde se met à marcher, mais la solidarité entre coureurs est bien présente !

🏃 42ème kilomètre : difficile de réaliser que j’y suis. D’un seul coup tout semble être passé extrêmement vite. Ophélie & Vincent sont encore là pour me pousser une dernière fois sur ces 195 mètres restants. Plus aucune fatigue, plus aucune douleur dans les jambes, je file droit vers l’arche d’arrivée. J’ai couru mon premier marathon.

Marathon Paris 2018 - Ligne arrivée

Ligne d’arrivée du Marathon de Paris